Un article de Gaëlle Thouny
Experte-conseil
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La saison 2019 a apporté son lot de difficultés, mais nous pouvons nous réjouir du très bas niveau de mycotoxines dans les grains connus jusqu’ici.

Les résultats d’échantillons collectés partout en Ontario sont inférieurs à 2 ppm de deoxynivalenol (DON ou vomitoxine) pour notre région, comme le montre la carte de l’OMAFRA.

Rappelons que pour les vaches laitières, il est difficile d’établir un seuil de tolérance et de toxicité puisque beaucoup de variables s’ajoutent à l’équation (présence d’une ou plusieurs mycotoxines, niveau d’inclusion de l’aliment concerné, environnement d’une ferme à l’autre, fonctionnement des mycotoxines dans le rumen…) mais plusieurs données de recherche prouvent que des niveaux de contamination inférieurs à 2 ppm de DON n’ont pas d’incidence sur les performances de l’animal.
Une autre bonne nouvelle est que, jusqu’à maintenant, 2019 s’avère être la meilleure des six dernières années pour le niveau de mycotoxines DON (la plus répandue) : 96 % des échantillons sont inférieurs à 2 ppm.

Pour les céréales telles que le blé, l’orge et l’avoine, tous les échantillons de 2019 entrés dans le réseau Sollio ont obtenu un résultat très bas.
En ce qui nous concerne, et si nous avons un doute, nous pouvons procéder à un test de présence de mycotoxines. Ces analyses coûtent une centaine de dollars.

Au moment d’écrire ces lignes, encore beaucoup de maïs sont dans les champs. Bien que le poids spécifique présente un défi pour les producteurs de grains, la bonne nouvelle est que le niveau de mycotoxines n’est pas un problème actuellement!